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Du studio au mufti… Sarah Khalifa risque l’exécution

  • Art
  • 2026-08-05
Du studio au mufti… Sarah Khalifa risque l’exécution

Alsharq Tribune- Suivis 

Le tribunal pénal du Caire a décidé de renvoyer le dossier de la productrice de cinéma Sarah Khalifa et de 12 autres accusés au Grand Mufti de la République, afin de solliciter son avis juridique sur leur exécution, dans l'affaire connue dans les médias comme l'affaire du « grand trafic de drogue ».

Le tribunal a fixé une audience au 5 septembre pour prononcer le verdict sur les accusés dont les dossiers ont été renvoyés au mufti, et sur 15 autres accusés jugés dans la même affaire, ce qui porte le nombre total d'accusés à 28 personnes.

Cette décision ne constitue pas une condamnation à mort définitive, car la transmission du dossier au mufti est une procédure qui précède le prononcé du verdict, et son avis reste consultatif et non contraignant pour le tribunal.

Le parquet a déféré Sarah Khalifa et 27 autres personnes devant le tribunal pénal, les accusant d'avoir formé un groupe criminel organisé pour importer des matières premières utilisées dans la synthèse et la fabrication de drogues à des fins de trafic, en plus de posséder des armes à feu et des munitions sans permis.

D'après les enquêtes, les accusés importaient des matières premières de l'extérieur de l'Égypte et se répartissaient les rôles entre l'importation, la fabrication, le stockage et la promotion de ces matières, et ils utilisaient une propriété résidentielle comme siège social pour gérer leur activité.

L'accusation a déclaré que la quantité totale de drogues manufacturées et de matières premières utilisées dans leur production qui ont été saisies dépassait 750 kilogrammes.

Khalifa est également accusé de consommation de drogue, un délit passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement en vertu de la loi égyptienne.

Les autorités chargées de l’enquête ont ordonné l’inventaire des biens des accusés, la divulgation de leurs comptes bancaires et le gel de leurs fonds, en plus de placer les accusés fugitifs sur des listes d’interdiction de voyager et de surveillance des arrivées, et de maintenir en détention les autres accusés.

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