Alsharq Tribune-Ahmed Essam
L'OTAN n'était pas là quand nous avons eu besoin d'elle, et elle ne sera pas là si nous avons à nouveau besoin d'elle", a déclaré mercredi le président américain Donald Trump.
Ces propos ont été tenus alors que le secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), Mark Rutte, est arrivé à Washington pour une visite visant à redresser l'alliance transatlantique en perdition.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social après ses entretiens avec M. Rutte à la Maison Blanche, il a également indiqué : "Souvenez-vous du Groenland, ce gros morceau de glace mal géré !".
S'adressant à la chaîne américaine d'information CNN, M. Rutte a admis que M. Trump "est clairement déçu par de nombreux alliés de l'OTAN", qualifiant les discussions de "très franches, très ouvertes".
Depuis le début de la guerre en Iran, M. Trump a exigé que ses alliés de l'OTAN se joignaient aux Etats-Unis pour ouvrir le détroit d'Ormuz, mais sa demande a été rejetée. Des pays européens comme l'Espagne et l'Italie ont même refusé que l'armée américaine utilise leur espace aérien, ce qui a provoqué la colère du président des Etats-Unis.
Au cours des dernières semaines, M. Trump a critiqué à plusieurs reprises l'OTAN pour ne pas avoir aidé les Etats-Unis dans cette guerre, et a menacé de retirer les Etats-Unis de l'alliance.
La fracture au sein de l'alliance transatlantique s'est creusée au cours du second mandat de M. Trump, alimentée par sa décision de lancer la guerre contre l'Iran, ainsi que par les tensions antérieures liées à sa tentative de s'emparer du Groenland, territoire autonome au sein du royaume du Danemark.
Le quotidien américain The Wall Street Journal (WSJ) a rapporté mercredi, citant des responsables américains, que M. Trump et son équipe envisageaient un plan visant à sanctionner certains alliés de l'OTAN que le président américain estime avoir été peu coopératifs lors de la guerre de 39 jours menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.
Selon ce plan, qui a circulé et recueilli le soutien de hauts responsables de l'administration Trump ces dernières semaines, le Pentagone retirerait les troupes américaines des pays membres de l'OTAN jugés peu coopératifs envers les efforts de guerre des Etats-Unis pour les stationner dans des pays considérés comme plus favorables, selon le WSJ.
Ce plan pourrait également impliquer la fermeture d'une base américaine dans au moins un pays européen, peut-être en Espagne ou en Allemagne, d'après le journal qui cite deux responsables de l'administration Trump.
Parmi les pays qui pourraient en bénéficier, parce qu'ils sont considérés comme favorables, se trouve la Pologne, la Roumanie, la Lituanie et la Grèce, auraient confié les responsables américains au WSJ.