Alsharq Tribune-Ahmed Essam
Le président américain Donald Trump a accentué la pression à l'approche des négociations américano-iraniennes prévues samedi dans la capitale pakistanaise Islamabad, affirmant vendredi que l'Iran n'a "aucune carte" autre que "l'extorsion" à court terme avec le détroit d'Ormuz.
Dans le même temps, l'Iran a assuré vendredi que ses forces armées restaient pleinement prêtes, tout comme lors de la "bataille asymétrique" de 40 jours, compte tenu des "fréquentes ruptures de promesses" de la part des Etats-Unis et d'Israël.
"Les Iraniens ne semblent pas se rendre compte qu'ils n'ont pas de cartes, sauf une extorsion à court terme du monde en utilisant les voies navigables internationales", a écrit le président américain vendredi sur sa plateforme de médias sociaux Truth Social. "La seule raison pour laquelle ils sont en vie aujourd'hui, c'est pour négocier !"
Le même jour, dans une déclaration relayée par les médias iraniens, le quartier général central de Khatam al-Anbiya, le principal commandement militaire iranien, a souligné que l'Iran ne renoncerait en aucun cas à ses droits légitimes et ne lâcherait pas les "agresseurs criminels" qui avaient attaqué le pays.
Selon le quartier général, les dirigeants "criminels" américains et israéliens et leurs commandants militaires "vaincus" n'ont aucun droit de menacer le peuple iranien et le front de résistance "invincible".
Il a également indiqué que l'Iran ferait passer la gestion du détroit d'Ormuz à une nouvelle phase et maintiendrait sa décision de dominer la voie navigable.
Les Etats-Unis, l'Iran et Israël ont tous revendiqué la victoire dans la guerre actuelle. Les analystes estiment pour leur part que le cessez-le-feu actuel est fragile et que des intérêts concurrents et des divergences de longue date risquent de rendre difficile la conclusion d'un accord de paix permanent lors des prochaines négociations.