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La France face à la flambée des prix de l'énergie sur fond de tensions au Moyen-Orient (SYNTHESE

La France face à la flambée des prix de l'énergie sur fond de tensions au Moyen-Orient (SYNTHESE

Alsharq Tribune-Otaify 

La flambée des cours du pétrole, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, commence à se répercuter sur l'économie française, entre hausse des prix à la pompe, volatilité des marchés financiers et inquiétudes des entreprises.

Une semaine après le lancement de l'opération militaire menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, les prix du carburant ont nettement augmenté dans les stations-service en France. Le prix moyen du SP95 est passé de 1,72 euro le litre le 27 février à 1,82 euro le 6 mars, soit près de 6% de hausse. Le gazole a davantage progressé, passant d'environ 1,72 euro à 1,98 euro le litre, soit une hausse d'environ 15%.

Selon Franceinfo, certains automobilistes indiquent qu'un plein de 50 litres pour une petite voiture coûte désormais environ cinq euros de plus qu'avant le conflit.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a déclaré plus tôt cette semaine que la situation au Moyen-Orient suscitait de nouvelles inquiétudes, tout en assurant qu'il n'existait pas de risque à court terme pour l'approvisionnement en gaz ou en carburant. Il a appelé les consommateurs à "ne pas se ruer dans les stations-service". Selon la chaîne TF1, citant des données publiées par Bercy, environ 10% du pétrole brut importé par la France provient du Moyen-Orient.

Pour les analystes, le principal risque pour l'économie française concerne désormais la hausse des prix plutôt que la sécurité d'approvisionnement. Patrice Geoffron, professeur à l'Université Paris-Dauphine, estime que l'escalade du conflit pourrait accentuer la concurrence sur les marchés mondiaux de gros et faire grimper les prix.

Les marchés financiers ont également réagi à ce climat d'incertitude. A Paris, l'indice CAC 40 a clôturé vendredi à 7.993,49 points, repassant sous le seuil des 8.000 points, avec une baisse hebdomadaire de 6,84%, la plus forte depuis près d'un an.

Les investisseurs redoutent que la hausse des prix de l'énergie n'alourdisse les coûts des entreprises et ne pèse sur la croissance économique. Les secteurs à forte intensité énergétique, comme la chimie, l'acier et l'agro-industrie, pourraient être particulièrement touchés. 

 

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