Alsharq Tribune- M.Essam
L'armée américaine a affirmé samedi avoir "réduit" la capacité de l'Iran à menacer la navigation dans le détroit d'Ormuz en bombardant cette semaine une installation souterraine abritant notamment des missiles de croisière
Avec ce bombardement, "la capacité de l'Iran à menacer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz et aux alentours est, de ce fait, réduite, et nous n'arrêterons pas de poursuivre ces cibles", l'amiral Brad Cooper, à la tête du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans une vidéo publiée sur X.
"Nous avons non seulement détruit l'installation, mais nous avons également anéanti des sites de renseignement et des relais de radar de missiles qui servaient à surveiller les mouvements des navires," a déclaré Brad Cooper.
Dans sa vidéo, publiée après exactement trois semaines de guerre, l'amiral Cooper a fait état de 8.000 cibles iraniennes frappées par l'armée américaines, dont 130 navires iraniens, "ce qui constitue la plus grande attaque sur une marine depuis la Seconde Guerre mondiale."
Le Centcom avait déjà fait état mardi de ce bombardement réalisé sur la côte iranienne à l'aide de bombes spéciales antibunker, des ogives de plus de deux tonnes destinées à pénétrer en profondeur dans des cibles enfouies.
"Le régime iranien a utilisé cette installation souterraine renforcée pour entreposer discrètement des missiles de croisière antinavires, des lanceurs de missiles mobiles et d'autres équipements qui représentaient un danger sérieux pour la navigation internationale", a listé l'amiral.
Vendredi, le président américain Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis envisageaient de "réduire graduellement" leurs opérations au Moyen-Orient contre "le régime terroriste iranien", quelques heures après avoir affirmé ne pas vouloir de cessez-le-feu.
Le blocage de fait du détroit d'Ormuz par l'Iran, en représailles aux attaques des Etats-Unis et d'Israël contre Téhéran depuis le 28 février, est à l'origine d'une grave crise du commerce international, et plus particulièrement de celui des hydrocarbures, poussant leurs prix à la hausse à travers le monde.